Pourquoi est-il si difficile de perdre du poids alors que l’on sait ce qu’il faudrait faire ?
« Je sais ce que je devrais manger. »
« Je sais que je n’ai pas faim, mais j’ai quand même envie de quelque chose. »
« Je commence pleine de motivation… et puis, au bout de quelques jours ou quelques semaines, je retombe dans mes anciennes habitudes. »
Si vous vous reconnaissez dans ces phrases, vous vous êtes peut-être déjà demandé pourquoi il est parfois si difficile de changer son comportement alimentaire alors que, rationnellement, on sait parfaitement ce que l’on devrait faire.
Et si le problème n’était justement pas uniquement une question de volonté ?
Manger ne répond pas toujours à la faim
Nous mangeons évidemment parce que notre corps a besoin d’énergie.
Mais pas uniquement.
Nous pouvons aussi manger parce que nous sommes stressés, contrariés, fatigués, seuls ou simplement parce qu’un aliment est disponible devant nous.
Un morceau de chocolat après une journée difficile.
Quelque chose à grignoter devant la télévision.
Une envie soudaine après une contrariété.
Petit à petit, certains comportements peuvent devenir automatiques.
Le cerveau peut apprendre à associer une situation ou une émotion à une réponse alimentaire : je ressens quelque chose → je mange → je ressens momentanément du plaisir ou du réconfort.
Et lorsque ce mécanisme se répète suffisamment souvent, la volonté seule peut parfois avoir du mal à rivaliser.
Faim physique ou envie de manger ?
C’est une distinction importante.
La faim physique apparaît généralement progressivement.
Le corps envoie des signaux indiquant qu’il a besoin d’être nourri.
L’envie de manger peut, elle, surgir très rapidement.
Elle peut être déclenchée par une émotion, une odeur, une habitude, une situation ou simplement la vue d’un aliment.
On peut alors avoir envie d’un aliment très précis alors que, physiologiquement, le corps n’a pas réellement besoin de manger à ce moment-là.
Apprendre à reconnaître ce qui déclenche l’envie constitue déjà une étape importante.
Pourquoi les régimes ne règlent-ils pas toujours le problème ?
Modifier son alimentation peut évidemment être nécessaire dans certaines situations, notamment avec l’accompagnement d’un professionnel de la nutrition ou de la santé.
Mais lorsqu’une personne mange régulièrement en réponse à ses émotions ou à certains automatismes, savoir quels aliments privilégier ne répond pas forcément à la question essentielle :
Pourquoi est-ce que je mange alors que je n’ai pas faim ?
C’est notamment ce qui peut expliquer certaines périodes où tout se passe très bien, suivies d’un retour progressif aux anciennes habitudes.
On connaît les règles.
On sait ce qu’on voudrait faire.
Mais l’ancien automatisme finit par reprendre sa place.
Quelle place pour l’hypnose dans la perte de poids ?
L’hypnose n’est ni un régime ni une méthode permettant de faire disparaître des kilos par magie.
Elle peut en revanche être utilisée comme approche complémentaire dans un accompagnement de la perte de poids, notamment lorsqu’il existe une dimension comportementale ou émotionnelle.
Selon la situation, nous pouvons par exemple travailler sur :
les envies de manger sans faim ;
le grignotage ;
l’alimentation émotionnelle ;
certains automatismes alimentaires ;
la vitesse à laquelle on mange ;
l’écoute des sensations de faim et de satiété ;
certaines envies difficiles à contrôler ;
la relation avec la nourriture ;
la motivation et l’installation de nouvelles habitudes.
L’objectif n’est pas d’entrer en guerre avec la nourriture.
Il s’agit plutôt de comprendre ce qui déclenche certains comportements et d’aider à construire progressivement une autre réponse.
« Je manque de volonté » : vraiment ?
C’est probablement l’une des phrases les plus dures que certaines personnes prononcent à leur propre sujet.
Après plusieurs tentatives, elles finissent par penser :
« Je n’ai aucune volonté. »
Pourtant, répéter un comportement que l’on souhaiterait arrêter ne signifie pas nécessairement manquer de volonté.
Une habitude peut être devenue tellement automatique que nous la reproduisons avant même d’avoir réellement réfléchi.
C’est justement l’un des intérêts du travail en hypnose : s’intéresser à ces mécanismes automatiques, plutôt que de demander encore et encore à la volonté consciente de tout contrôler.
Et l’anneau gastrique virtuel ?
L’anneau gastrique virtuel est une technique d’hypnose utilisée dans certains accompagnements de perte de poids.
Il ne s’agit évidemment pas d’un véritable dispositif médical : aucun anneau physique n’est posé et aucune intervention chirurgicale n’est réalisée.
Cette approche utilise notamment l’imagination et les suggestions hypnotiques dans le cadre d’un travail plus global sur le comportement alimentaire.
Mais je ne considère pas l’anneau gastrique virtuel comme une solution isolée.
Avant de l’envisager, il est important de comprendre comment et pourquoi la personne mange.
Si les prises alimentaires sont principalement liées au stress, aux émotions ou à des compulsions, ces éléments méritent également d’être travaillés.
C’est pourquoi l’accompagnement est adapté à chaque personne.
Retrouver une relation différente avec l’alimentation
Pour moi, un accompagnement autour du poids ne devrait pas se résumer à :
« Il faut manger moins. »
La personne le sait généralement déjà.
La question est plutôt de comprendre ce qui se passe au moment où les bonnes intentions ne suffisent plus.
Qu’est-ce qui déclenche cette envie ?
Est-ce réellement de la faim ?
Que recherchez-vous à ce moment-là ?
Du plaisir ? Du réconfort ? Une pause ? Une manière de calmer une émotion ?
C’est en travaillant également sur ces mécanismes que l’on peut chercher à construire progressivement une relation plus consciente et plus apaisée avec l’alimentation.
L’hypnose peut alors trouver sa place dans cet accompagnement, en complément d’une alimentation adaptée, d’une activité physique appropriée et, lorsque cela est nécessaire, d’un suivi médical ou nutritionnel.
Maryse Noyon
Hypnose – Magnétisme


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